La revue de presse du FLI, Français Langue d'Intégration (Archives 2011-2014)

Cette rubrique a été régulièrement mise à jour avec les informations qui m'ont été envoyées pendant cette période, marqué par une vive polémique contre le "Référentiel FLI" et le "Label Qualité FLI", auxquels pour ma part j'ai apporté mon soutien. Présentation par ordre chronologique inverse. Dernière mise à jour des liens Internet : 27 septembre 2014.

- 27 septembre 2014: Le site FLE.fr propose sur sa page "Français langue d'intégration - Label Qualité FLI" un lien vers la "Liste actualisée des organismes labellisés FLI - septembre 2014", et "Les offres de formation universitaire pour les formateurs" datant d'octobre 201.


- 26 septembre 2014: Page "Immigration, asile et accompagnement des étrangers en France" sur le site du Ministère de l'Intérieur. On y trouve en particulier les renseignements concernant les dispositifs d'apprentissage du français pour les étrangers ainsi que sur le label qualité "Français langue d'intégration" ; les offres de formation universitaire pour les formateurs ; le lien de téléchargement du Référentiel "Français l'intégration".

 

- 7 janvier 2013: Newsring, site de débat public sur Internet, a lancé un débat sur l'intégration des immigrés. Interventions de Sophie Etienne, de l'AEFTI. 

 

- 8 octobre 2012 : FLE.fr, "Agence de promotion du FLE", a mis en ligne sur son site, à l'occasion d'une rencontre organisée sur ce thème le 28 septembre dernier, un dossier sur le FLI.

 

- 28 juin 2012 : Le manuel élève Trait d'union 1 a été rénové, et ressort ce mois-ci, avec notamment l'indication des niveaux des activités, une mise à jour des documents et la référence au FLI dès la première de couverture. Il sera présenté par CLE International le 28 juin dans le cadre d'une journée consacrée aux nouveautés. A cette occasion, il y aura une courte présentation du FLI.

 

- Février 2012 : Parution d'un ouvrage d'Herve ADAMI et Véronique LECLERCQ, co-auteurs du FLE,  intitulé Les migrants face aux langues des pays d'accueil. Acquisition en milieu naturel et formation. Reproduction du texte de la 4e de couverture et commande sur le site de l'éditeur, Septentrion-Presses Universitaires.
 

- 20 mars 2012  : Le texte du discours du Ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, à l'occasion de la remise des premiers labels FLI aux organismes de formation s'engageant dans la démarche FLI, a été publié sur le site du Ministère de la culture et de la communication. C'est en effet le Ministère de la Culture qui est à l'origine de l'appellation FLI. L'avant-propos du Référentiel FLI est d'ailleurs signé des représentants des deux directions des deux ministères concernés par l'enseignement/apprentisssage de la langue et de la culture françaises aux migrants : DGLF-LF/Ministère de la Culture et DAIC / Ministère de l'Intérieur.

 

- Mars 2012 : Le portail de l'administration du gouvernement français a publié sur son site le texte d'Infos migration n° 37, bulletin de son Département des statistiques, des études et de la documentation. Ce numéro porte sur "Les niveaux de diplômes des nouveaux migrants arrivant en France". Télécharger le numéro.

 

- 20 février 2012, publication sur le site de France Culture d'un dossier intitulé "La langue française facteur d'intégration. A quel point ? L'obligation d'un test de français :  Témoignages d'immigrés. Le rôle de la langue en question" Avec une sélection de courts enregistrements audio.

Présentation sur le site de France Culture

Depuis le 1er janvier, les prétendants à la nationalité française doivent donc passer un test de compréhension du français. Le ministère de l'Intérieur a choisi de remettre la langue au centre de l'intégration des populations immigrées. Mais dans son application, ce test pose plusieurs problèmes. Sur le fond, des universitaires se sont exprimés contre l'utilisation politique qui serait faîte par le gouvernement.

 

- 31 janvier 2012, sur France 3, dans l'émission de Frédéric Taddéï "Ce soir ou jamais", a été abordé le thème "Parler Français pour être Français".

Pour visionner directement cette partie(après l'inévitable séquence pub...), mettre le curseur à 1h26.

 

- 19 janvier 2012, sur Arte, émission à 20H05: "Faut-il parler français pour être français ?". L'enregistrement est toujours disponible à la date du 28 septembre 2014...

Présentation sur le site de Arte

A partir du 1er janvier 2012, pour les postulants à la nationalité française le contrôle du niveau de français exigé est renforcé. Faut-il parler français pour être français ?

Qui pourrait mieux contribuer à ce débat qu’un « maître des mots » - un écrivain – à la fois marocain et français ? Elisabeth Quin accueille ce soir Tahar Ben Jelloun, auteur de textes comme « Ceux qui enrichissent la langue française » (2008) ou encore « On ne parle pas le francophone » paru dans « Le Monde Diplomatique » en mai 2007.

 

- 17 janvier 2012 : Le Guide de l'organisme de formation candidat au label qualité FLI est consultable et téléchargeable sur le site du ministère. Des renseignements complémentaires peuvent être obtenus auprès de Nawel SAMAÏ (nawel.samai@immigration-integration.gouv.fr), Chargée de mission Commission de labellisation FLI Bureau de l'accueil en France et de l'intégration linguistique, Direction de l'accueil, de l'intégration et de la citoyenneté (DAIC).

 

- 31 décembre 2011, un article sur le site de Libération intitulé "Naturalisation : l’épreuve de langue se durcit. Décret. Le candidat à la nationalité française pourra prendre des cours gratuits. L’offre suivra-t-elle ?" Par Fabien Soyez.

 

- 16 novembre 2011 : publication d'un article intitulé "Réactions à la publication d’un référentiel destiné à labelliser les organismes du secteur de la formation linguistique des adultes migrants" sur le site de l'APLV, avec renvoi à la page www.christianpuren.com/fli/. L'article est repris en première position dans la Lettre hebdomadaire du 19 novembre envoyée aux adhérents de l'association et abonnés à la Lettre.

 

- 16 novembre 2011, sur Médiapart : publication de l'appel à débat de l'Equipe FLE : "Français langue d'intégration (FLI) : réponse des acteurs de terrain, des scientifiques et des universitaires qui y sont descendus. Une quarantaine d'universitaires répondent à la tribune intitulée « Flic? le français, langue d'une intégration contrôlée » publiée dans le club le 9 novembre".

 

- 15 novembre 2011, un article équilibré de Rue 89 : "Immigration : l'Intérieur crée un label du bon apprentissage du français".

 

15 novembre 2011 (date de consultation) : Présentation du référentiel FLI sur le site de l'association I.C.I.&L.A (Initiatives Contre l’Illettrisme ET Lutte contre l’Analphabétisme), centre de ressources de lutte contre l'illettrisme.

 

- Novembre-décembre 2011, Revue Le Français dans le monde n° 378, pp. 88-89 : publication d'une interview de Michel AUBOUIN, Directeur de l'accueil, de l'intégration et de la citoyenneté au ministère français de l'intérieur: "Le français, langue-horizon pour les migrants".

FLI, Français Langue d'Intégration : appel à débat, premières signatures et forum

À la suite de la décision de la Direction de l'Accueil, de l'Intégration et de la Citoyenneté (dépendante du Ministère de l'intérieur) de publier un "Référentiel FLI - Français Langue d'Intégration"), un "Label FLI" pour "les organismes de formation ayant en charge la formation linguistique des publics migrants en France" et un "Agrément FLI" pour les "associations de bénévoles ayant en charge l'accompagnement linguistique des publics migrants en France", une polémique s'est développée publiquement en ce mois de novembre 2011 sur la question du bien-fondé de cette démarche. Voir, par exemple :

 

- la motion de l'ASDIFLE en date du 21 octobre : "FOS, FLS, FLSCO, FLP, FLI... sont-ils tous devenus F.O.U ?" sur le site de l'association ; (NB: lien brisé, texte non retrouvé lors du contrôle des liens le 27 septembre 2014)

- le texte de la pétition en date du 23 octobre : "Le FLI, peut-être, mais..." sur le site petitionduweb.com ;

- "Le mot du président" en date du 12 novembre sur le site de l'ACEDLE ;

- le texte "Flic ? Le français, langue d’une intégration contrôlée", publié le 13 novembre sur le site de Sauvons l'Université !

- les "Notes de lectures critiques de l'EA 4246 Dynadiv et du département SODILANG (Sociolinguistique et didactique des langues)" (non datées) ainsi que le "Dossier de presse" sur le site de l'Université de Tours.

 

En tant qu'ancien responsable à l'Université de Saint-Étienne dans les années 2000 d'un DESS que j'avais alors renommé "Maîtrise de la langue et politiques d'intégration", je ne peux qu'être favorable, pour ma part, à la création de ce référentiel FLI, et même à la création de ce label et de cet agrément, qui amèneront peut-être enfin les formations de FLE, dans les Universités françaises, à prendre mieux en compte les besoins tant du public que des formateurs sur le terrain. C'est pourquoi j'ai signé l'appel à débat ci-dessous, et accepté de le publier sur mon site accompagné d'un forum qui permettra je l'espère, mieux que des pétitions, contre-pétitions et autres protestations par voie de presse, d'ouvrir le débat public que l'Équipe FLI, et ceux qui soutiennent leur démarche, souhaitent engager sur la question. Dans ce forum, j'aurai comme les autres l'occasion d'expliquer mon point de vue et de faire valoir mes arguments.

Français langue d’intégration (FLI) - Droit de réponse

Ce texte est produit à la fois par des auteurs du référentiel, des professionnels de terrain, des chercheurs spécialistes depuis longtemps de la formation linguistique et d’autres qui ne le sont pas, mais que le domaine concerne parce qu’ils sont engagés dans la construction de masters incluant des orientations insertion et intégration. Il est enfin co-rédigé par des chercheurs qui entendent intervenir de façon distanciée dans un débat qui pour l'instant échappe malheureusement aux principes de rigueur formant le socle de notre engagement professionnel.

 

Il est sain que la mise en place du label FLI interroge les chercheurs autant que les praticiens, et il nous semble nécessaire que toutes les personnes préoccupées par la mise en place du FLI disposent des informations sur les tenants et les aboutissants de la rédaction du label. Cependant, les accusations d’instrumentalisation et certains propos tenus sur les experts qui ont participé à la rédaction du référentiel sont inacceptables, voire calomnieux. L’intérêt soudain porté au FLI est exactement proportionnel au désintérêt qu’a suscité, pendant de très longues années, la formation linguistique des migrants adultes et ses acteurs. L’histoire de ce champ éducatif est en train de s’écrire et démontre combien il a peiné à se faire une place aux côtés du FLE puis du FLS. Les attaques, auxquelles nous allons répondre, par leur virulence et parfois leurs outrances, tendent au moins à démontrer qu’il est désormais incontournable.

 

Nous souhaitons donc apporter ici quelques éléments de réflexion au débat.

 

Les critiques, par leur caractère désordonné, confus et contradictoire, révèlent davantage une crise profonde de la sociolinguistique et de la didactique du français qu’une force scientifique sereine et sûre d’elle-même. Quand les uns s’alarment d’un éclatement de la didactique du français, les autres proposent une nouvelle spécification comme contrepoint au français langue d’intégration. Les critiques mêlent des arguments scientifiques mais également de politique linguistique et des arguments purement idéologiques. De nombreuses remarques ont porté notamment sur l’avant-propos en lui reprochant ses faiblesses scientifiques : c’était oublier que ses rédacteurs ne sont précisément pas des scientifiques et qu’ils écrivent en tant que responsables de la publication de ce référentiel, non en tant qu’experts. Ils écrivent comme premiers responsables des deux directions ministérielles (la DGLF-LF, du ministère de la culture et la DAIC du ministère de l’intérieur) qui ont pris conjointement l’initiative de la rédaction de ce référentiel. Ils ont tenu à cet égard à assumer leur texte en le signant, de façon à ce qu’il ne soit pas confondu avec le travail des experts.

 

Sur le fond, nous voyons plusieurs causes à ces débats et à ces inquiétudes.

 

La première tient au fait que le choix des experts a sans doute pu froisser quelques susceptibilités en dérogeant à certaines règles de préséance. Or, ce référentiel est d’abord un outil de travail destiné aux professionnels de la formation des adultes. Les experts ont donc été choisis parce qu’ils connaissent intimement le terrain de la formation linguistique des adultes migrants, qu’ils soient professionnels ou chercheurs, ces derniers étant particulièrement peu nombreux. Des lecteurs extérieurs ont été sollicités et ont formulé des remarques très intéressantes mais qui portaient essentiellement sur l’avant-propos qui, nous l’avons dit plus haut, relève de la responsabilité exclusive des deux directions ministérielles. Les autres remarques des lecteurs extérieurs posaient des interrogations, certes tout à fait légitimes, mais qui portaient essentiellement sur l’orientation même du référentiel : elles n’auraient pu être intégrées sans remettre en cause la cohérence d’ensemble de ce travail. Par ailleurs, les remarques et les objections des relecteurs étaient parfois tout à fait contradictoires entre elles. Les experts sont tout à fait conscients du travail que ces lecteurs ont effectué et ils les en remercient, mais ils ont dû procéder à des choix d’orientation.

 

La seconde raison tient au fait que certains s’inquiètent du rapport entre les décrets publiés sur la naturalisation et la parution du label. C’est oublier que le label FLI arrive au bout d’un processus qui a débuté avec le Contrat d’Accueil et d’Intégration (CAI) et le Diplôme Initial de Langue Française (DILF) qui ont mené à la reconnaissance, à la légitimation et à la structuration d’un champ éducatif dont nous avons dit qu’il avait été longtemps négligé. Le label FLI ne tombe pas « comme un cheveu sur la soupe » mais s’inscrit dans une logique que les acteurs de ce champ ont acceptée et soutenue ; il s’inscrit dans une logique de hausse permanente de la qualité des prestations destinées aux migrants. Ce processus s’est accéléré en 2001 avec la transformation du FAS (Fonds d’action sociale), opérateur « historique » depuis 1959, en FASILD (Fonds d’action et de soutien à l’intégration et à la lutte contre les discriminations), indépendamment des contextes politiques successifs. Les acteurs de terrain d’ailleurs, pour qui  nous rappelons que ce référentiel a été conçu, sont partie prenante de cette évolution et s’associent à cette nouvelle étape qualitative que représente le label FLI. Le CAI, le DILF et enfin le FLI s’inscrivent par ailleurs dans le combat mené depuis longtemps par les associations de défense des migrants pour le droit à la langue, c'est-à-dire pour le droit d’apprendre le français, condition indispensable, même si elle n’est non suffisante, pour faciliter la vie sociale et citoyenne des migrants. Les experts se sont donc engagés en toute connaissance de cause dans ce travail parce que, connaissant l’histoire de ce champ, ils ont mesuré l’opportunité que représentait le label FLI pour la reconnaissance des organismes de formation qui œuvrent avec compétence et combativité pour une meilleure insertion socio-professionnelle des migrants en leur garantissant, entre autres, une qualité d’enseignement-apprentissage de la langue d’usage en France. Le choix de travailler à ce label était également lié au niveau de langue requis pour l’obtention de la nationalité française. Celui-ci a été fixé au niveau B1 à l’oral, ce qui signifie que les migrants faiblement scolarisés et en difficulté à l’écrit conserveront cette « protection » que leur donnait le niveau A1.1. Ce niveau, par ailleurs, est celui exigé par de nombreux pays européens qui ne sont pas particulièrement répressifs en matière de politique d’immigration. Ce qui est frappant d’ailleurs concernant le débat actuel sur le niveau de langue exigé pour la naturalisation, c’est qu’au moment où a été institué le A1.1, le DILF avait été accusé d’être un diplôme au rabais pour les migrants. Le parcours de migrants qui pourront aller jusqu’à l’acquisition d’un niveau B1 à l’oral devrait bénéficier de financements, et nous ne pouvons que nous en réjouir pour les apprenants et les organismes de formation. Nous resterons vigilants pour veiller à ce que les formations gratuites nécessaires pour atteindre le niveau B1 soient effectivement mises en œuvre, et pour que le respect du principe du droit à la langue du pays d’accueil continue d’être garanti.

 

Concernant la spécification en FLI, nous avons tout d’abord une question : pourquoi s’offusquer de l’apparition du FLI alors que les autres spécifications citées n’ont pas fait l’objet d’une aussi intense critique au moment où elles sont apparues ? Le FLE lui-même a été considéré par certains comme une spécification inutile au regard de la didactique du français (qui inclurait le FLM) voire de la didactique des langues en général. Le FLI est une notion en construction, et l’objet du référentiel, qui n’est pas un texte scientifique mais un document d’orientation, n’est pas de le définir. Par ailleurs, comment peut-on opposer aussi peu rigoureusement une notion « floue » (FLI) à des « concepts » soit disant stabilisés (FLE et FLS) quand on sait l’imprécision de ces deux derniers ? Nul n’est en mesure de définir aujourd’hui précisément le FLS ; quant au FLE, il est si évanescent qu’il relève du « ça va de soi», contre toute logique scientifique. Nous pensons que, plutôt que de s’alarmer face à l’éclatement de la didactique du français, il faut mesurer et analyser les conditions et les raisons qui conduisent à ce qu’il convient d’appeler une crise de la didactique du français, au lieu de pratiquer l’invective et l’anathème. La didactique générale du français se cherche et ne se retrouve plus que dans ces particularisations ; il est temps d’en comprendre les raisons. Concernant le FLI, les raisons qui conduisent à cette spécification reposent pour l’essentiel sur le fait que les didactiques sont nécessairement contextualisées et que, à cet égard, le champ éducatif de la formation linguistique des migrants adultes est un champ éducatif, professionnel et social distinct des champs d’intervention du FLE et du FLS notamment. Cependant, ces spécifications ne sont pas irréductibles l’une à l’autre, mais tout à fait complémentaires, comme c’est le cas du FLI avec le FLP (Français langue professionnelle) ou le FOS (Français sur Objectif Spécifique) par exemple. Plutôt que de nous complaire dans la nostalgie du temps qui passe, nous pensons urgent de mener une réflexion sur cette nouvelle configuration didactique, d’en dégager les lignes de force et les cohérences. Le FLI est une contribution à cette nouvelle construction, et on ne peut pas lui demander d’être parfaitement défini dès sa naissance, quand on sait que les appellations « historiques » ne le sont toujours pas, des décennies après leur apparition, tout en étant très largement utilisées par la communauté scientifique sans véritable examen critique. Par ailleurs, le champ du FLI fait partie du vaste ensemble de la formation d’adultes et de l’éducation permanente, dont il a emprunté bon nombre de pratiques et de valeurs depuis les balbutiements de l’alphabétisation des années 60 jusqu’aux orientations actuelles basées sur les apports de l’ingénierie de formation et de l’ingénierie pédagogique. La délimitation du champ ne peut s’effectuer qu’en le reliant à des ensembles plus vastes d’intervention éducative dont les cadres théoriques sont incontournables.

 

Les critiques portent également sur le fait que le référentiel serait un texte « assimilationniste ». Au-delà du fait qu’il s’agit d’une critique d’ordre purement idéologique, et non scientifique, le référentiel est un équilibre entre les différentes sensibilités des experts où apparaît la nécessité d’aider les migrants, par l’apprentissage de la langue du pays d’accueil, à s’intégrer avec succès dans la société française, mais tout en tenant compte de leur diversité. Ces orientations se situent dans l’esprit de ce qu’évoquent Archibald & Chiss (La langue et l’intégration des immigrants : sociolinguistique, politiques linguistiques, didactique, Paris, L’Harmattan, 2007) : « Non seulement la langue citoyenne est une affaire d'état, mais aussi dans une large mesure la langue des organismes de la société civile qui par la force intégratrice de celle-ci rassemble bien des migrants autour d'activités qui exigent une connaissance de la langue commune pour pouvoir participer pleinement à la vie sociale et économique.» Les orientations que propose le référentiel pour les compétences attendues des formateurs et les contenus de l’intervention didactique sont parfaitement clairs à cet égard. La meilleure façon, ici comme ailleurs, est de lire le référentiel et de ne pas se satisfaire des « bonnes feuilles » qu’une critique bien peu professionnelle a proposé de sélectionner pour « ceux qui n’auraient ni le temps ni l’envie de lire le texte ». Le référentiel est accusé de propager cette introuvable idéologie monolingue qu’on ne trouve que dans le caricatural rapport Benisti. L’idée de s’appuyer au contraire sur les langues d’origine est intéressante, et nous ne la rejetons absolument pas, mais elle a été développée sur la base de recherches-actions dans le cadre de l’école. Concernant la formation linguistique des adultes migrants, bien peu de recherches-actions ont été menées, et l’intervention didactique concrète ne peut se contenter de déclarations générales, fussent-elles d’origine universitaire, invitant à la prise en compte des langues d’origine. Là comme ailleurs, bien peu de chercheurs sont descendus sur le terrain de la formation des migrants adultes pour une expérimentation scientifique des professions de foi plurilingues et, surtout, pour les traduire en termes de contenus didactiques. Or ce terrain est pris par des contraintes qui ne sont pas celles de l’école, et le modèle des expériences effectuées en milieu scolaire n’est pas exportable tel quel. Par ailleurs, s’agissant d’adultes, les références théoriques ne sont pas pédagogiques mais andragogiques. Qui connait un tant soit peu le terrain et ses acteurs sait que les conditions sont difficiles et que tous les formateurs ne sont pas des enseignants. Devant l’urgence des situations, les contraintes matérielles, le temps court des formations (quelques centaines d’heures maximum dans le meilleur des cas), la question de la prise en compte obligatoire des langues d’origine dans les formations représente, pour l’instant, pour les apprenants et les formateurs, non pas un appui mais un poids supplémentaire dans la mesure où, faute de bases expérimentales éprouvées par la recherche-action, les acteurs seraient livrés à eux-mêmes.

 

Au-delà de cette question « technique » se profile cependant un autre débat de fond, politique. Le référentiel parle de deux conceptions de l’intégration des migrants, l’une qualifiée de multiculturaliste et l’autre de républicaine ou universaliste. C’est une opposition parfaitement connue que Todd, parmi beaucoup d’autres, a mis au jour dès les années 80, et qui traverse de part en part toutes les familles politiques. Ce n’est donc pas en ce sens une opposition gauche-droite. Le référentiel, comme document d’orientation en matière de politique linguistique, a fait le choix d’un modèle d’intégration républicain et citoyen basé sur les principes issus des Lumières et de la Révolution Française. La critique de ce choix est parfaitement légitime, mais elle doit se faire sur le plan explicite du débat idéologique et citoyen et non sur des bases présentées comme scientifiques. Les documents d’orientation du Conseil de l’Europe sont également des documents de politique linguistique et ils sont imprégnés d’idéologie. Pourtant, ils représentent la doxa en matière de formation linguistique, et l’examen critique des orientations politico-didactiques des textes du Conseil de l’Europe commence à peine. Nous sommes légitimement en droit de nous demander pourquoi de si percutants analystes, traquant l’idéologie politiquement incorrecte dans ce modeste référentiel, ont tranquillement avalisé les textes européens pourtant saturés d’idéologie ? Encore une fois, nous pensons bien sûr que chacun a le droit d’adhérer à l’idéologie qui lui sied, y compris les chercheurs, mais il convient alors de porter le débat sur le terrain idéologique et de sortir des faux-semblants scientifiques.

 

Concernant les formations de master enfin, on assiste à une véritable entreprise de désinformation. Cette labellisation répond d’abord à une demande pressante du terrain notamment en termes de formations de formateurs : quiconque connaît la réalité de la vie des organismes de formation sait la difficulté de recruter des formateurs capables de s’adapter à ce terrain si particulier après leur formation initiale en FLE ou en FLS. Un article est particulièrement évocateur à cet égard, celui de Bruley- Meszaros 2008, qui montre le désarroi des nouveaux-venus sur le terrain de la formation des adultes migrants. Il ne s’agit pas de créer des masters exclusivement (« mention ») "FLI", ce qui n’aurait pas de sens, mais des parcours spécialisés FLI dans des cursus généraux de didactique des langues, de sciences du langage, de sciences de l’éducation... Plusieurs universités ont d’ores et déjà pris cette orientation : rien ni personne ne contraint les universités à faire le choix du FLI, elles restent parfaitement libres de proposer les cursus qu’elles souhaitent. L’objectif est que des universités proposent des cursus intégrant la dimension FLI de façon à enrichir l’offre de formation nationale pour permettre ainsi aux étudiants intéressés de choisir leur cursus en fonction de leurs origines géographiques, de leurs parcours d’étude et de leur projet professionnel. Il n’est pas question de réserver le label FLI à quelques happy few : cette décision appartiendra à une commission indépendante prévue par le dispositif.

 

Que ce référentiel provoque un débat nous semble parfaitement légitime, et cela fait partie de la vie scientifique. Cependant, plutôt qu’il ne passe par des pétitions, nous aurions souhaité qu’il s’appuie sur la confrontation d’expériences et de résultats de recherche convaincants. Or ceux-ci manquent cruellement dans le domaine. Nous invitons donc les lecteurs critiques de ce référentiel à descendre de leurs chaires et à nous rejoindre sur le terrain de la formation linguistique des migrants adultes, afin de mener les recherches et recherches-actions qui seraient forts utiles aux formateurs et aux apprenants.

 

l'Équipe FLI, labelfli@gmail.com

15 novembre 2011

 

Post Scriptum

 

En complément, nous proposons aux lecteurs de (re)lire l'article de Ch. Candide sur le droit à la langue publié dans VEI Enjeux, n° 125, juin 2001, qui nous paraît particulièrement éclairant pour les raisons suivantes :

 

1) Tout d'abord l'auteur, Christine Candide: elle est la cheville ouvrière du FLI et, que ce soit sous l'égide du FAS, du FASILD, de l’ANCSEC, de l'ACSE ou de la DAIC, et elle connaît particulièrement bien le terrain depuis longtemps.

 

2) Ensuite, le sujet abordé : il s'agit de la question que nous évoquons dans notre texte du droit à l'apprentissage de la langue du pays d'accueil. Cet article montre bien que le FLI s'inscrit dans la très longue durée et qu'il ne s'agit pas d'un "coup" préparé dans la précipitation pour d'obscures raisons.

 

3) Enfin, nous invitons le lecteur à considérer la date de parution de cet article (2001) en le replaçant dans le contexte politique de l'époque (Gouvernement Jospin). Les gouvernements passent mais les orientations demeurent...

 

Premières signatures pour un appel à un débat loyal (15/10/2011)

Ces signatures étant parvenues avant l'ouverture du forum, leur liste intègre les commentaires envoyés par leurs auteurs.

 

Si vous voulez à votre tour signer ce texte, il vous suffit simplement de l'indiquer dans un message posté dans le Forum ("Je signe le texte FLI-Droit de réponse"), en y ajoutant si vous le souhaitez vos commentaires, ainsi que vos remarques sur les commentaires précédemment postés.

1. Guy ACHARD-BAYLE, professeur des universités, Université Paul Verlaine-Metz

2. Hervé ADAMI, maître de conférences HDR, Université Nancy 2.

3. Lamia ALLAL, directrice du centre de formation ARFOG, Paris.

4. Virginie ANDRE,  maître de conférences, Université Nancy 2

5. Maria BARRETO, responsable de secteur insertion/formation, FORMABLIS, Lorraine

6. Julien BENEDIC, formateur, FORMABLIS, Lorraine

7. Fathi BOUAROUA, directeur régional de la fondation Abbé Pierre / Paca Languedoc Roussillon

8. Meriem BOUFERMES, formatrice linguistique, CEFIP, Gennevilliers

9. Dominique BUISINE, responsable éditoriale CRDP Aix-Marseille - Edition d'ouvrages de FLE et de FLS

10. Emmanuelle CANUT, maître de conférences, Université Nancy 2

11. Brigitte CONTAL, référent territorial Insertion, Conseil Général 54

12. Ludovic CARIDROIT, directeur de la Pagode (Meuse), organisme de formation

13. Dorothée DEJARDIN, formatrice FLI, centre de formation linguistique et d'insertion professionnelle Halte et Elles – CEFIP, Gennevilliers

Commentaire : Je suis contente de pouvoir participer à cette action de défense du FLI. Le développement de ces formations est très important pour moi qui suis arrivée dans mon centre de formation complètement démunie et désorientée, n’ayant auparavant été formée qu’au « FLE classique ». Ce Parcours FLI en Master 2 tombe à point nommé pour moi, et je suis ravie de faire partie de la première promotion sortante de Nanterre, car autant j'ai réussi par l'expérience à m'autoformer en FLE (par moi-même, sur le terrain), autant la démarche d'alphabétisation et de formation d'un public hétérogène dont certains apprenants sont peu / non scolarisé ne "s'improvisent" pas et requièrent des techniques andragogiques bien spécifiques qu’il me fallait apprendre.

14. Stéphanie DEMANGE, responsable de secteur insertion/formation, FORMABLIS, Lorraine

15. Mohamed ELOUARDI, responsable des formations, FORMABLIS, Lorraine

16. Richard DUDA, professeur émérite, Université Nancy 2

17. Marie-Claire DURUSSEL, chef de projets de soutien aux ateliers associatifs alpha/FLE/ASL, ancienne étudiante Master 2 FLS Paris 3

Commentaire : Le concept de FLI manquait certainement pour donner enfin une visibilité au travail de terrain des professionnels de la formation sociolinguistique des migrants en France  en général ; et au travail important et méconnu des associations et des bénévoles dans ce domaine  en particulier. Je regrette néanmoins profondément qu'il n'ait pas été accordé à ce travail, véritablement capital, davantage de temps, de discussion, de moyens et de soutien. Cependant, les réactions excessives face à cela témoignent du malaise, des complexes et des tabous qui règnent à ce sujet dans notre société. Pendant que l'on se cache derrière sa peur constante de "stigmatiser", pendant que l'on critique violemment tous les travaux sur ces questions (rappelons-nous les premières réactions face au DILF ou aux ASL ?), pendant que l'on déplore l'implication des politiques à ce sujet (pourtant impérative), pendant que l’on alimente des querelles de théoriciens peu réalistes, on ne prépare pas les étudiants à un métier, mais surtout, on ne fait rien de concret pour les migrants qui s'installent en France et dont l'intérêt doit primer avant toute autre chose. Rassemblons-nous et travaillons enfin ensemble, pour eux, et avec autant d'humilité que de sincérité.

18. Sophie ETIENNE, chargée de mission à la fédération des AEFTI

19. Corinne GIULIANI, formatrice GRETA Haute-Corse et Centre Social OPRA Haute-Corse, ancienne étudiante du Master FLE de l’Université de Paris 3.

20. Steve GRAND, enseignant (illettrisme et remise à niveau), RSMA, Guadeloupe

21. Jean GRIGORIEFF, auteur de Trait d’Union - Alphabétisation, CLE International 

22. Khalid HAMDANI, directeur du cabinet Éthique et Diversité, ancien membre du Comité consultatif de la HALDE, ancien membre du Haut Comité à l’Intégration

23. Heather HILTON, professeur, Didactique des langues, Université Paris 8, UMR 7023, équipe Langage, cognition, développement.

Commentaire : "Depuis tout le temps (on pense par exemple à l'essor de la didactique européenne des langues vivantes  à la fin du XIXe siècle, à la mise en place du CREDIF en France au milieu du XXe, aux travaux du Conseil de l'Europe depuis 1970...), la didactique des langues s'est développée en partie suite à l'intérêt porté par les pouvoirs politiques aux enjeux représentés par la formation en langues. C'est à nous, spécialistes et acteurs du terrain, de savoir tirer profit de ce rare moment d'investissement (de temps, d'argent, de ressources humaines) dans la formation linguistique des migrants pour faire évoluer nos théories et nos propositions méthodologiques. Ce qui m'a impressionné dans la démarche du groupe d'experts, c'est leur ouverture, cette volonté d'effectuer un bilan objectif des pratiques et des formations, d'identifier ce qui marche, mais aussi ce qui manque et ce qui reste à faire. Car, malgré quatre siècles d'activité concertée, tout n'a pas encore été dit sur l'apprentissage/ l'enseignement des langues; et l'histoire nous montre que ceux qui croient disposer de "La Bonne Méthode" (applicable à tout contexte, en toute circonstance), se trompent."

24. Amr Helmy IBRAHIM, linguiste, professeur à l'Université de Franche-Comté, directeur de recherches à l'Université Paris-Sorbonne, chercheur associé à l'IFAO du Caire, président de la Cellule de Recherche en Linguistique (CRL - Association savante et Éditeur)

Commentaire : On a bien entendu le droit de désapprouver le fait que la Direction ministérielle chargée de définir le niveau d'intégration linguistique d'un candidat à la résidence, au travail ou …à la nationalité soit rattachée au Ministère de l'Intérieur, mais il n'y a rien de scandaleux à ce qu'un résident de longue durée parle - et de préférence bien - la langue de son lieu de résidence et qu'on ne puisse pas travailler en France si on ne parle pas français et si on ne le parle pas assez clairement pour être bien compris de tous ceux avec qui on travaille. Il est tout à fait normal que la nationalité française, à moins qu'elle ne récompense un service rendu à la France, ne soit accordée qu'à quelqu'un qui a fourni un effort réel et tangible d'intégration à l'espace linguistique et culturel français et qui est capable de mener à son terme cet effort. Dire le contraire en avançant le cas d'artistes, de scientifiques ou d'amis historiques de ce pays, c'est faire preuve d'un mélange d'hypocrisie, de démagogie et de mauvaise foi. Assimiler la vérification du niveau de français à une forme ou à une autre de flicage et en prendre prétexte pour ouvrir un procès en extrémisme à tous ceux dont on ne partage pas les opinions ou dont on ne supporte pas qu'ils aient des convictions qu'on ne partage pas n'est pas très productif. C'est un fait qu'un nombre grandissant d'étrangers qui viennent vivre, commercer ou travailler en France ne prennent plus la peine de parler français. Bien sûr, il est plus facile, vu leur courage, à ceux qui nous gouvernent de s'attaquer aux immigrés africains ou sri-lankais qu'aux résidents hollandais ou anglais qui imposent l'anglais dans des réunions de syndics de copropriété mais dans un cas comme dans l'autre, c'est une seule langue ou le silence: le français. Cette problématique n'a rien à voir avec celles de l'enseignement du Français Langue étrangère (FLE) ou Français Langue Seconde (FLS). Je regrette de devoir dire à mes collègues qui font mine de ne pas faire la différence - alors que plusieurs parmi eux sont sociolinguistes - entre la relation que l'on a à la langue du pays où l'on a choisi de vivre et de travailler, voire qu'on a choisi de considérer comme sien et celle qui ne nous sert qu'à satisfaire des besoins précis et qui restera "étrangère", "officielle" ou "culturelle", de leur dire qu'ils ne rendent ainsi service ni à leur profession ni surtout aux gens qu'ils prétendent aider ou même défendre."

25. Laurent KASHEMA, professeur de sociolinguistique et d'enseignement du FLE-FLS, directeur d'études du Master 2 Recherche, DLADL, Université de Strasbourg.

26. Mohamed KARA, maître de conférences, Université Paul-Verlaine-Metz

27. Brigitte LABADIE, formatrice Greta Geforme 93, ancienne étudiante Master FLE (parcours 2) à Paris 3

28. Jean LAMOUREUX, directeur des cours de l'École suisse de Paris.

29. Véronique LECLERCQ,professeur sciences de l'éducation, université Lille1, Centre Université Économie d'Éducation Permanente, laboratoire CIREL- Centre Interuniversitaire de Recherche en Éducation de Lille - équipe Trigone

30. Yannick LEFRANC, maître de conférences, Université Marc Bloch Strasbourg

Commentaire : Le processus FLI, avec ses avancées mais aussi, de facto, avec ses dangers et ses pièges, a le grand mérite d’intervenir d’un point de vue progressiste sur la question socioculturelle, de provoquer des discussions et des éclaircissements, et de pousser les chercheurs, les experts et les enseignants dans leurs retranchements épistémiques et idéologiques. J’apporte donc mon soutien critique et dialectique à la dynamique déclenchée par les concepteurs hardis du référentiel FLI, un processus auquel les contradicteurs des pétitions ont contribué avec des arguments parfois pertinents mais souvent contestables. Le FLI reconnaît la nécessité d’une socialisation-acculturation des migrants en français oral et écrit standardisé, et il montre que le français n’est pas seulement une langue pour le travail/recherche d’emploi, pour la consommation/loisirs et pour les échanges phatiques, mais que c’est une langue-culture républicaine et laïque, une question de politique linguistique qui intéresse tous les citoyens, anciens et nouveaux. Le cadre-processus FLI doit donner les garanties institutionnelles et matérielles qui  valideront et valoriseront administrativement les compétences et l'expérience des formateurs engagés dans l'enseignement aux migrants, et qui déjoueront la logique de contrôle autoritaire et insécurisant qui gouverne techniquement le champ éducatif français à travers les pratiques actuelles d'évaluation.

31. Christine LETACONNOUX, formatrice au GRETA, ancienne étudiante du Master FLE de l’Université de Paris 3.

32. Véronique MARCILLAC, formatrice en français langue étrangère, Fondation Santé des étudiants de France, Sceaux

33. Claire MARTINOT, maître de conférences HDR, enseignant-Chercheur à l’Université Paris Descartes, membre du laboratoire Modyco UMR 7114

34. André PETITJEAN, professeur, Université Paul-Verlaine Metz

35. Jeanne PIALOT, responsable de secteur insertion/formation, FORMABILIS, Lorraine

36. Aicha RMEILI, responsable de secteur insertion/formation, FORMABILIS, Lorraine

37. Florence PONCET, enseignante de FLE, DEFLE, Université Nancy 2

38. Olivier PRUVOT, formateur de formateurs, directeur de l'Union Régionale de Lutte contre l'Illettrisme en Picardie (URLIP)

39. Christian PUREN, professeur émérite de l’Université Jean Monnet de Saint-Etienne, ancien responsable du DESS « Maîtrise de la langue et politiques d’intégration »

40. Lalitha RENAULT, formatrice dans le dispositif "Ouvrir l'école aux parents pour faciliter leur intégration" et au Greta des Métiers de la Santé et du Social, ancienne étudiante de Paris 3.

41. Fabienne RONDELLI, maître de conférences, Université Paul Verlaine-Metz

42. Franck TUOT, directeur de l'AEFTI Ardennes

43. Claire VERDIER, responsable du CEFIL, Paris (OF FLI), chargée de cours à l’Université Paris8 Vincennes-Saint Denis, Master DDLE - UFR SDL

44. Anne VICHER, professeure associée à l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense, directrice d’ECRIMED’

45. Christine VILKITZKI, responsable pédagogique, Centre Alpha Choisy 75013

 

FORUM "Pour un débat sur le FLI"

Utilisation du forum

- Si vous voulez simplement ajouter votre signature pour le texte de l'Appel à débat : il vous suffit pour cela, d'écrire "Je soutiens le projet "Français langue d'intégration" (FLI) et la demande de débat loyal sur cette question". Vous pouvez si vous le souhaitez rajouter un commentaire à la suite.

- Vous pouvez ne pas déclarer apporter votre soutien, mais seulement poster un commentaire (qui peut être positif, réservé, critique,...). Votre commentaire peut bien entendu porter, totalement ou en partie, sur un ou plusieurs commentaires déjà postés sur le Forum.

- Dans tous les cas, merci d'indiquer nom, prénom, titre, fonction  et responsabilité(s) éventuelle(s), établissement.

- Une signature peut-être collective (avec ou sans commentaire). Dans ce cas, merci cependant de mettre les indications ci-dessus pour chacun des membres du groupe.

- Ce Forum n'est pas modéré a priori (ce qui signifie que tous les commentaires une fois envoyés apparaissent immédiatement pour tous les lecteurs), mais les commentaires non signés seront supprimés par le modérateur a posteriori. L'auteur d'un commentaire a la possibilité technique de le supprimer n'importe quand après l'avoir posté ; par contre, lui seul peut le modifier (la seule action possible du modérateur est la suppression complète du commentaire).

Merci.

Écrire commentaire

Commentaires : 49
  • #1

    Guillaume BAUCHET (mercredi, 16 novembre 2011 09:11)

    Responsable du centre de ressources CRAPT CARRLI, Strasbourg, formé à la psychologie des actions inter-culturelles (Université Nancy 2 et de Jyväskylä en Finlande)
    Commentaire : Le référentiel FLI fait clairement le choix idéologique du modèle l'intégration / assimilation des migrants et l'assume comme tel. Ce choix, comme tout choix, n'est pas critiquable en lui-même. En revanche, il ouvre un espace de débat dont l'éviction, par simple adhésion à une idéologie différente, est le signe d'une grande intransigeance.

  • #2

    Marc KLEIN (mercredi, 16 novembre 2011 09:54)

    Maître de conférences, co-directeur du Master FLE, Université de Paris Ouest Nanterre La Défense.

  • #3

    Yannick LEFRANC, (mercredi, 16 novembre 2011 19:08)


    Maître de conférences en FLE-FLS, Responsable du Master 2 Professionnel FLE-FLS, Université de Strasbourg

    Commentaire :
    Version longue du texte accompagnant ma signature à l’appel à un débat loyal

    POUR UNE DYNAMIQUE DU FLI

    Le processus FLI, avec ses avancées mais aussi avec ses dangers et ses pièges, a le grand mérite d’intervenir d’un point de vue progressiste sur la question socioculturelle, de provoquer des discussions et des éclaircissements, et de pousser les chercheurs, les experts et les enseignants dans leurs retranchements épistémiques et idéologiques.
    J’apporte donc mon soutien critique et dialectique à la dynamique déclenchée par les concepteurs hardis du référentiel FLI, un processus auquel les contradicteurs des pétitions ont contribué avec des arguments parfois pertinents, souvent contestables.
    Le FLI reconnaît la nécessité d’une socialisation-acculturation des migrants en français oral et écrit standardisé, et il montre que le français n’est pas seulement une langue pour le travail/recherche d’emploi, pour la consommation/loisirs et pour les échanges phatiques, mais que c’est une langue-culture républicaine et laïque, intrinsèquement politique qui intéresse tous les citoyens, anciens et nouveaux.
    Ici, le référentiel FLI rompt avec l’idéologie dépolitisante, à la fois culturaliste, moraliste, sciento-techniciste et marchande, qui domine à CECRLand, et donc dans le FLE actuel.
    En revanche, en l’état, le cadre-processus FLI ne donne pas les garanties institutionnelles et matérielles suffisantes
    - pour que les apprenants et les formateurs aient effectivement les moyens et le temps nécessaires pour bien apprendre et bien faire apprendre. Compte tenu de leur statut professionnel précaire et de leur charge de travail, que le FLI va augmenter, les professeurs de français n’auront ni le choix ni le pouvoir de contrôler les objectifs, les contenus et les méthodes d’apprentissage du processus FLI

    - pour que la labellisation des organismes de formation au FLS-FLI échappe à la logique autoritaire qui a frappé trop de centres de FLE. Une évaluation formative et non punitive, qui reconnaisse les efforts et les droits des formateurs de FLE-FLS-Alpha, et qui participe au renforcement de leur capabilité, reste à inventer et à conquérir

    - pour que l’autonomie des universitaires enseignants-chercheurs soit assurée, avec un droit au libre examen des réformes éducatives et linguistiques, qu’elles soient nationales ou européennes.
    Work in progress, le cadre-processus FLI doit donner les garanties institutionnelles et matérielles qui valideront et valoriseront administrativement les compétences et l'expérience des formateurs engagés dans l'enseignement aux migrants, et qui déjoueront la logique de contrôle autoritaire et insécurisant qui gouverne techniquement le champ éducatif français à travers les pratiques actuelles d'évaluation.

    Que les universitaires, les formateurs et les associations de FLE-FLS élaborent et exercent des contre-pouvoirs en questionnant et discutant le projet FLI, pour en travailler les orientations, les contenus et la mise en œuvre, afin que les migrants d’aujourd’hui et de demain, nos concitoyens associés, s’instruisent et s’émancipent en s’appropriant le français national.

    Yannick Lefranc
    Maître de conférences en FLE-FLS
    Responsable du Master 2 Professionnel FLE-FLS
    Université de Strasbourg

  • #4

    Omer ZEBRE (mercredi, 16 novembre 2011 20:11)

    enseignant formateur au RSMA de Guadeloupe.
    "Je soutiens le projet "Français langue d'intégration" (FLI) et la demande de débat loyal sur cette question"

  • #5

    Laurence BUFFET (mercredi, 16 novembre 2011 20:14)

    Nous souhaitons être signataires du soutien au droit de réponse et de l'appel à un débat loyal. Nous allons relayer les élements du débat sur notre site internet.

    Franck Dantzer, Directeur du Centre Ressources Illettrismede la région PACA
    Laurence Buffet, Directrice adjointe du Centre Ressources Illettrismede la région PACA


    Centre Ressources Illettrisme PACA
    3 cours Joseph Thierry
    13 001 Marseille
    04 91 08 49 89
    www.illettrisme.org

  • #6

    Franck DANTZER (mercredi, 16 novembre 2011 20:14)

    Nous souhaitons être signataires du soutien au droit de réponse et de l'appel à un débat loyal. Nous allons relayer les élements du débat sur notre site internet.

    Franck Dantzer, Directeur du Centre Ressources Illettrismede la région PACA
    Laurence Buffet, Directrice adjointe du Centre Ressources Illettrismede la région PACA


    Centre Ressources Illettrisme PACA
    3 cours Joseph Thierry
    13 001 Marseille
    04 91 08 49 89
    www.illettrisme.org

  • #7

    Sophie Etienne (mercredi, 16 novembre 2011 21:19)

    Les critiques qui nous sont adressées portent sur 4 points principaux.

    1) D’une part, l’introduction du document ; elle a été réalisée conjointement par les représentants de la DGLFLF et de la DAIC et ne peut pas être attribuée à l’équipe de concepteurs, ces deux institutions peuvent sans doute être sollicitées directement pour apporter leurs réponses et autrement que par des pétitions.

    2) D’autre part, le niveau exigé pour l’obtention de la nationalité : une confusion règne parce que certains auront confondu l’obtention des titres de séjour qui reste liée à la maitrise d’un niveau A1.1.

    Ici, il s’agit de la naturalisation. Une commission d’experts avait été convoquée pour évoquer ce sujet avec les personnes décisionnaires sur la naturalisation. Sans les experts, le niveau exigé eût sans doute été différent.

    Par ailleurs, les médias, ont annoncé un niveau équivalent à un brevet des collèges. Ce qui est en réalité annoncé, c’est que les personnes qui disposent de diplômes listés dans le décret sont dispensés de fournir une attestation. Pour celles qui n’auront pas de diplôme, elles devront obtenir une attestation délivrée par un formateur qui validera le fait qu’elle ait un niveau B1 à l’oral uniquement.

    Il me semble préférable que cette attestation émane d’un formateur plutôt que d’un agent de préfecture.

    3) La troisième critique porte sur les contenus ; comme si on allait forcer les migrants à « devenir de bons citoyens ». .. Mais il faut, dans le cadre de l’apprentissage du français en France, connaître non seulement la langue, les savoirs dits « de base » pour un usage fonctionnel de la communication, mais aussi, pour un usage plus émancipateur, multiplier ses grilles de lecture par la confrontation des idées, par une réflexion sur la laïcité par exemple, sur la liberté d’expression. Il me semble nécessaire dans un esprit de conscientisation et d’émancipation, de connaître le fonctionnement de la société dans laquelle on vit, et de connaitre ses droits. J’ai évoqué, dans le référentiel, le droit des étrangers, le droit du travail, le droit à la participation, le principe d’égalité entre hommes et femmes et le devoir de solidarité. Il semble que les contenus perturbent nombre de nos détracteurs moins par eux-mêmes que parce qu’ils sont objectivés dans un référentiel.

    4) Enfin, la quatrième critique vient du fait que le master FLI y étant évoqué, certains ont cru qu’il s’agissait de remplacer les masters FLE. Il n’en est rien. Si le tronc commun de formateur d’adultes, puis de formateur de FLE est bien réel, il est nécessaire d’envisager des modules complémentaires liés aux spécificités. Le FLI en est une, et j’ai suffisamment d’expérience sur le terrain et auprès de nombreux formateurs et d’universitaires, pour savoir qu’aujourd’hui encore, et quoi qu’en disent nos détracteurs, les Master FLE sont lacunaires quant à l’étude des contextes de formation des migrants, caractérisés en particulier par des entrées et sorties permanentes, l’hétérogénéité des publics, la présence d’apprenants non scolarisés antérieurement… Rares sont les formations universitaires qui traitent de ces questions. Elles préfèrent aborder par exemple la question de la réflexivité, bien sûr importante, mais est-ce vraiment suffisant ?

    Qui aujourd’hui apporte de réelles réponses, des réponses concrètes aux situations formatives du terrain ? Quels sont les rapports entre le terrain et l’université ? Quelle reconnaissance des acteurs de la formation et de leur expertise ? Quelles sont les formations universitaires qui permettent véritablement aux étudiants FLE de se débrouiller sur le terrain, si ce n’est celles qui font appel aux acteurs de terrain ? Il ne suffit pas de proposer de jolis modules qui portent le nom de « migrants » pour être efficients. Je rêve qu’un jour, nos détracteurs descendent dans les structures de formation pour proposer des formations aux migrants. Bienvenue, il y a de la place pour les accueillir

    Sophie Etienne

  • #8

    Dominique ULMA (jeudi, 17 novembre 2011 14:25)

    Maitresse de conférences en didactique du français et des langues, Responsable du M1 FLE en présentiel, du M2 Pro FLE-PGCE, du M2 Pro FLE franco-hellénique et du parcours Arts, Lettres, Langues du Master MEEF, Université d'Angers,
    souhaite être signataire du soutien à l'appel à un débat loyal sur le "Français langue d'intégration".

  • #9

    Danielle Leeman (samedi, 19 novembre 2011 16:58)

    Professeur de Sciences du langage, Directeur d'études au sein de la Formation Master professionnel FLE de Paris Ouest Nanterre la Défense.
    Je remercie les initiateurs de cet appel, qui remet les choses à leur place et fournit sereinement les réponses appropriées. Je souhaite que cet appel soit relayé par les mêmes médias qui se sont faits l'écho de la première pétition.

  • #10

    Danielle FLAMENT-BOISTRANCOURT (dimanche, 20 novembre 2011 20:56)

    Professeur des universités. Directrice du Master FLE. Université de Paris Ouest Nanterre La Défense,
    souhaite être signataire du soutien à l'appel à un débat loyal.

  • #11

    karim BEKDACHE, directeur de l'AEFTI Marne (lundi, 21 novembre 2011 15:26)

    "Je soutiens le projet "Français langue d'intégration" (FLI) et la demande de débat loyal sur cette question"

  • #12

    Lecomte Serge (lundi, 21 novembre 2011 16:35)

    Formateur à l'Aefti Marne
    en accord avec le projet Français langue d'intégration, je souhaite un débat loyal sur ce sujet

  • #13

    Daille Anne-Marie formatrice en retraite (lundi, 21 novembre 2011 16:53)

    D'accord pour une "langue culture" dont l'enseignement est centré sur les apprenants, et soutien au droit de réponse et à l'appel à un débat loyal.

  • #14

    Gohard-Radenkovic Aline, Professeur responsable du cursus Fle ; Université de Fribourg, Suisse (lundi, 21 novembre 2011 17:05)

    De quoi se plaignent certains collègues du champ du Fle en France ? Dans un grand nombre de pays « à tradition d’accueil », et notamment en Suisse où depuis plus de 20 ans la formation en langue des adultes migrants est confiée par la Confédération à des associations caritatives et laïques, se côtoient des gestionnaires et coordinateurs pédagogiques, engagés et militants certes, des enseignants de langue principalement bénévoles, mais tous peu ou pas qualifiés dans le domaine. Nous évoluons dans le royaume du bricolage et de l’improvisation, parfois donnant d’heureux résultats, mais le plus souvent au détriment de publics adultes aux parcours et besoins différents, ayant tous un même enjeu crucial : l’insertion réussie dans la société d’accueil, processus dans lequel l’apprentissage de la langue joue un rôle-clé. Dans cette situation d’urgence, que penser par exemple de la création d’un Brevet fédéral de formation de formateurs pour adultes (n’exigeant pas la Maturité), qui annonce couvrir les besoins de formation en langue alors que seules deux à trois lignes sont réservées à cette immense problématique ? Que penser encore de ces théoriciens de l’évaluation, qui, se précipitant sur un appel d’offres du Département fédéral de l’Intérieur pour mettre en place des tests de langue en vue de la naturalisation (et là pas d’états d’âme car il s’agit d’occuper le champ au plus vite même si ces derniers n’ont jamais eu à faire à ces publics), vont balancer sur le marché une grille de compétences (en ignorant les apports du DILF… parce que made in France?), qui va vite se révéler inappropriée aux spécificités des publics concernés. En tant que fondatrice du premier cursus complet en didactique du Fle dans une université bilingue et chargée de la formation de didacticiens, face à la responsabilité de répondre aux besoins d’insertion socioprofessionnelle et à l’intégration citoyenne de publics migrants, je suis d’avis qu’il est urgent de contrecarrer l’amateurisme des personnels d’accueil et de formation, de prendre en charge le dénuement linguistique - et psychologique - de ces publics migrants et de mettre fin à ce processus chronique d’une mort socio-économique annoncée de ces familles. Mais doit-on à chaque fois réinventer le fil à couper le beurre et bricoler dans son coin ? Je ne peux que me réjouir de m’appuyer sur des spécialistes et professionnels du terrain qui prennent le taureau par les cornes, qui ne se paient pas de mots, qui osent, oui qui osent concevoir un Master FLI… avec un Référentiel qui nous donne des pistes solides, construites, progressives pour préparer les étudiants qui veulent s’engager dans cette spécialisation. Et sous FLI, j’entends, pour ma part, aussi bien insertion qu’intégration au service des adultes migrants (Leclercq et Adami, à par.). Qui est donc mis en danger ? Notre société ? Les chercheurs de Fle ? Les professionnels du champ ? Ou bien ces personnes, dont certaines ont risqué leur vie pour venir jusqu’à nous, qui nous ont confié leur projet, leur avenir, leur nouvelle existence ? Doivent-ils payer la facture d’un manque de professionnalisme et de mise en synergie de nos expertises ? Au-delà des querelles intestines, le pari de la professionnalité (Brétegnier, 2011) devient désormais un défi à relever ensemble. C’est ce que nous proposent les concepteurs du Master FLI dans leur droit de réponse…

  • #15

    Mathias JOURD'HUY (lundi, 21 novembre 2011 17:21)

    Formateur à l'AEFTI 51
    Je soutiens le projet "Français langue d'intégration" (FLI) et la demande de débat loyal sur cette question.

  • #16

    Dominique MERCERY (lundi, 21 novembre 2011 17:23)

    Formatrice à l'AEFTI 51
    Je soutiens le projet "Français langue d'intégration" (FLI) et la demande de débat loyal sur cette question.

  • #17

    José PEREZ (lundi, 21 novembre 2011 18:38)

    Directeur Marketing de la société Psion France, Paris.
    Je soutiens la démarche « FLI », même si elle est, directement ou indirectement, l’émanation d’une volonté politique qui se trouve être mise en œuvre notamment par un ministère « épouvantail » - celui de l’Intérieur – parce qu’elle semble tout simplement aller dans le sens d’une augmentation légitime des niveaux de cohérence et de qualité, qu’exige une Intégration digne et efficace des populations migrantes à travers le volet linguistique. Vouloir fédérer, pour mieux les mettre en œuvre, les dispositifs historiques qui existent tant bien que mal, me semble être une quête tout à fait républicaine et universelle qui prendra consistance, je l’espère, au-delà des clivages partisans, politiciens ou corporatistes. C’est le fils d’un père et d’une mère ayant choisi, en 1961, de quitter leur Espagne natale pour venir travailler et élever en France leurs enfants, mais qui n’ont à aucun moment de leur vie bénéficié du moindre programme de soutien linguistique, et qui ont donc été figés dans leur statut et leurs compétences de départ, qui vous le dit.

  • #18

    Evelyne GARNIER-JEAn Chargée de communication AEFTI51 (lundi, 21 novembre 2011)

    En total accord avec le projet Français langue d'intégration je le soutiens et je souhaite un débat loyal sur ce sujet

  • #19

    Corinne ELOUARDI formatrice à l'AEFTI 51 (lundi, 21 novembre 2011 19:55)

    Je soutiens le projet "Français langue d'intégration" (FLI) et la demande de débat loyal sur cette question.

  • #20

    Emilie AGUILERA-EL ORF (mardi, 22 novembre 2011 09:12)

    formatrice à l'A.E.F.T.I Marne
    je soutiens le projet FLI "français langue d'intégration " et la demande de débat loyal sur ce sujet

  • #21

    DEVERT Mylène (mardi, 22 novembre 2011 12:17)

    formatrice à l'AEFTI MARNE
    je soutiens le projet "Français langue d'Intégration" (FLI) et la demande de débat loyal sur cette question.

  • #22

    Sélim ABOU (mardi, 22 novembre 2011 13:39)

    Recteur émérite de l'Université Saint Joseph de Beyrouth ; Titulaire de la Chaire "Louis D. - Institut de France" d'anthropologie interculturelle; directeur des Presses de l'USJ, Président du Conseil d'administration du Centre d'études universitaires du Liban-Nord (USJ); Écrivain.
    "J'approuve sans réserve le contenu du Référentiel FLI et je suis tout à fait d' accord avec les principes énoncés dans le droit de réponse."

  • #23

    Audrey JEANJAN Formatrice AEFTI Reims (mercredi, 23 novembre 2011 08:41)

    Je soutiens le projet FLI et l'appel au débat loyal sur ce sujet!!

  • #24

    Nathalie PICARD secrétaire AEFTI Reims (mercredi, 23 novembre 2011 09:07)

    Je soutiens le projet FLI et l'appel au débat sur ce sujet.

  • #25

    LEPISSIER Christine, Responsable de formation AEFTI Marne (mercredi, 23 novembre 2011 09:46)

    Je soutiens le projet "Français langue d'intégration" (FLI) et la demande de débat loyal sur cette question".

  • #26

    ROUVRAY Sandrine, Formatrice AEFTI Marne (mercredi, 23 novembre 2011 09:58)

    Je soutiens le projet "Français Langue d'Intégration" et la demande d'un débat sur ce sujet.

  • #27

    MEHENNI Dominique,formatrice AEFTI Marne (mercredi, 23 novembre 2011 10:06)

    Je soutiens le projet "Français Langue d'Intégration" et la demande d'un débat sur ce sujet

  • #28

    Sabine Schepens (mercredi, 23 novembre 2011 10:07)

    Je soutiens le projet "Français langue d'intégration" (FLI) et la demande de débat loyal sur cette question".

  • #29

    Christophe Bourgeois, formateur AEFTI Marne (mercredi, 23 novembre 2011 10:08)

    Je soutiens le projet "Français langue d'intégration" (FLI) et la demande de débat loyal sur cette question".

  • #30

    SCHEPENS Sabine, formatrice AEFTI Marne (mercredi, 23 novembre 2011 10:11)

    Je soutiens le projet "Français langue d'intégration" (FLI) et la demande de débat loyal sur cette question".

  • #31

    BOURGEOIS Christophe, formateur AEFTI Marne (mercredi, 23 novembre 2011 10:12)

    Je soutiens le projet "Français langue d'intégration" (FLI) et la demande de débat loyal sur cette question".

  • #32

    MOGLIA Sabine, Formatrice AEFTI Marne (mercredi, 23 novembre 2011 10:12)

    Je soutiens le projet "Français langue d'intégration" (FLI) et la demande de débat loyal sur cette question".

  • #33

    GARNIER Muriel, Adhérente AEFTI Marne (mercredi, 23 novembre 2011 10:33)

    Je soutiens le projet "Français langue d'intégration" (FLI) et la demande de débat loyal sur cette question".

  • #34

    LABESTE Josette, secrétaire AEFTI Marne (mercredi, 23 novembre 2011 10:41)

    Je soutiens le projet "Français langue d'intégration" (FLI) et la demande de débat loyal sur cette question".

  • #35

    LAFON Sylvia, Formatrice AEFTI Marne (mercredi, 23 novembre 2011 10:50)

    Je soutiens le projet "Français langue d'intégration" (FLI) et la demande de débat loyal sur cette question".

  • #36

    Sophie ROCOURT, Responsable de formation à l'AEFTI Marne (mercredi, 23 novembre 2011 11:58)

    Je soutiens le projet "Français langue d'intégration" (FLI) et la demande de débat loyal sur cette question.

  • #37

    LAFOND Catherine, Formatrice à l'AETI Marne (mercredi, 23 novembre 2011 13:38)

    Je soutiens le projet "Français langue d'intégration" (FLI) et la demande de débat loyal sur cette question.

  • #38

    Djamila KHOUCHANE, Formatrice à l'AEFTI Marne (mercredi, 23 novembre 2011)

    Je soutiens le projet"Français langue d'intégration"(FLI)et la demande de débat loyal sur cette question.

  • #39

    Mohamed CHILLA ,Formateur à l' AEFTI Marne (mercredi, 23 novembre 2011 15:29)

    ok pour un debat, espérant qu'il en sortira que de bonnes choses pour les migrants et rien que pour les migrants !!!

  • #40

    Chantal Bourgain secrétaire AEFTI51 (mercredi, 23 novembre 2011 15:30)

    Je soutiens le projet"Français langue d'intégration"(FLI)et la demande de débat loyal sur cette question.

  • #41

    Isabel SOBRAL-GOMES, formatrice à l'AEFTI 08 (jeudi, 24 novembre 2011 10:09)

    Je signe le texte FLI-Droit de réponse.

  • #42

    Bey Azzeddine (jeudi, 24 novembre 2011 11:41)

    Je souhaite un débat démocratique et loyal sur le projet "Français Langue d'Intégration" (FLI).

  • #43

    Robert-Charles CHEMOUL (jeudi, 24 novembre 2011 22:47)

    Fondateur d'une asso qui organise des ASL depuis 7 ans, je trouve ce nouveau référentiel très adapté aux réalités du "terrain"...! Il est vrai que ce concept d'intégration prend toute sa dimension dans notre travail et mérite d'être ENFIN mis en place et reconnu!

  • #44

    Fatiha BOUHAMDAN, formatrice AEFTI de Paris (mardi, 03 janvier 2012 23:48)

    Je soutiens le projet"Français langue d'intégration" (FLI)et la demande de débat loyal sur cette question.

  • #45

    Christian PUREN (lundi, 09 janvier 2012 01:47)

    On trouvera dans l'un de mes tout derniers articles publiés sur mon site ("Modèle complexe de la compétence culturelle (composantes historiques trans-, méta-, inter-, pluri-, co-culturelles) : exemples de validation et d’application actuelles", http://www.christianpuren.com/mes-travaux-liste-et-liens/2011j/ une analyse détaillée (avec certaines réserves et critiques) de la conception de la compétence culturelle dans le Référentiel FLI : Chapitre 3.5, pp. 15-31).

    Ces réserves et critiques ne sont pas de nature à remettre en cause le soutien que j'ai apporté à ce document, et à la démarche qui le sous-tend.
    Ces

  • #46

    Mathilde Anquetil, enseignante FLE Université de Macerata Sciences Politiques (mercredi, 14 mars 2012 10:41)

    L'ouverture de ce débat qualifié est remarquable car il permet de mettre à disposition les éléments nécessaires à la délibération, chacun peut affiner sa réflexion sur le sujet.Les modalités d'adoption de la loi et du référentiel, manquant d'un tel débat, ont desservi la cause.
    Si l'essentiel du référentiel et l'orientation qu'il donne à une intégration par l'acquisition d'une langue citoyenne, me semble relever d'une approche en ligne avec le meilleur de la tradition culturelle de l'accueil en France, dans la ligne du pacte social républicain, les premières lignes du texte sont par contre très critiquables. Je cite:
    "La langue détermine la façon de raisonner des peuples et le regard qu'ils portent sur le monde. La connaissance et l'usage de la langue du pays d'accueil constituent le premier facteur de l'intégration car ils permettent une vie sociale normale. La langue est aussi le vecteur de la culture et elle seule permet d'appréhender le sens de valeurs difficilement transmissibles dans les langues d'origine."
    Cette orientation idéologique situe cette loi dans une tradition de déterminisme linguistique (Néo-Humboldtianisme lié au romantisme allemand, au droit du sang, à une idéalisation de l'^ame des peuples dont la langue serait l'expression communautaire...), une orientation scientifiquement périmée et indéfendable d'un point de vue politique. C'est donc ce préambule qui est critiquable, d'autant qu'il est en contradiction avec le reste du texte et de la procédure qui correspond aux nécessités illustrées par les acteurs du terrain.
    Il faut réaffirmer qu'il n'y a pas en République Française une vie sociale NORMALE, sous-entendue en français monolingue, mais une co-construction sociale, historique, d'une citoyenneté française prenant en compte la pluralité culturelle et le plurilinguisme des citoyens.La maitrise d'un certain niveau de compétence en français en fait partie car elle permet l'interaction et la participation sociales, la communication interculturelle comme élément de la construction de l'identité nationale.

  • #47

    Youcef Zenagui (lundi, 25 mars 2013 10:16)

    Je soutiens le projet "Français Langue d'Intégration" et la demande de débat loyal sur cette question...Pour une prise en charge socio-linguistique du primo-arrivant

  • #48

    RICHE (mercredi, 08 janvier 2014 17:33)

    Besoin d'éclaircissement concernant le F.L.I. :
    le F.L.I. : combien de niveaux?
    bibliographie pour l'enseignement du F.L.I.
    différence entre F.L.E. et F.L.I.
    y-a-t il des équivalences FLE / FLI ? en particulier lors d'une demande d'acquisition de la nationalité française.

    Merci de vos réponses.

    Philippe Riché, professeur animateur de cours de FLE depuis ......

  • #49

    Puren (mercredi, 08 janvier 2014 17:37)

    Bonjour Philippe Riché,

    Le lien que vous m'avez donné ne me permet pas de vous répondre directement. Merci de me renvoyer le même message à l'adresse contact@christianpuren.com.

    Merci