DERNIÈRES ET PROCHAINES MISES EN LIGNE

Cette rubrique regroupe les titres - avec éventuellement le lien vers la page de téléchar-gement du texte correspondant et un texte de présentation - des toutes prochaines (dans les semaines à venir) et dernières mises en ligne (au cours des deux ou trois derniers mois) dans les rubriques "Mes travaux", "Mon Blog-Notes" et "Bibliothèque de travail". Elles sont présentées dans l'ordre chronologique inverse (de la publication la plus proche à la plus ancienne).

- Les textes prochainement mis en ligne sont signalés comme "À paraître", les autres étant déjà publiés.

- Les textes signalés comme "Nouvelle version" sont des textes republiés avec des modifications significatives. 

MARS 2018

 

- 2018b. À paraître. "Didactique scolaire des langues et médiation : essai de cartographie notionnelle et de cadrage conceptuel". Dans cet essai d'environ 80 pages, je me propose d'approfondir la notion de "médiation" en didactique des langues-cultures et d'en présenter les développements pratiques, tant actuels qu'envisageables. À cet effet, j'aborderai successivement les thèmes suivants : 1."La galaxie de la médiation dans les relations sociales" (médiations sociale, socioculturelle, culturelle et scolaire). 2. "Le paradigme de la médiation dans les constructions théoriques" (à partir des paires conceptuelles opposées objet/sujet, horizontalité/verticalité, proximité/distance, humain/non humain, immédiateté/ durée, rétroaction/proaction). 3. "La médiation dans les sciences de l'éducation" (médiations éducative, pédagogique, cognitive, documentaire), 4. "Le paradigme de la médiation en didactique des langues-cultures".

 

FÉVRIER 2018

 

- 18 février 2018. "À propos de la "classe inversée" dans l'enseignement secondaire des langues", nouvelle contribution, n° 12 :  « Innovation et réaction en didactique des langues-cultures : la carte et le territoire. À propos de : A. COUGHLIN, "Classe accompagnée : mes élèves prennent un maximum de décisions" » (interview), site vousnousils.fr, 16 février 2018. Dans ce bref compte-rendu illustré de citations, je commente l'interview, dont je conseille vivement la lecture, d'un professeur d'anglais qui dit avoir dépassé la pédagogie inversée, mais c'est à la fois pour revenir à des propositions pédagogiques antérieures (il cite Freinet et Montessori) et aller plus avant vers d'autres propositions innovantes récentes. Dans cette démarche pluridirectionnelle, la didactique des langues, en définitive, n'est plus considérée comme une carte (conceptuelle) sur laquelle il faudrait tracer une voie privilégiée, mais comme un territoire à occuper dans sa totalité.

 

- 004. 'Le champ sémantique de 'méthode'", Nouvelle version en date du 14 février 2018. A été rajoutée à cette version l'entrée "objet (méthodologique)". Ce concept, emprunté à l’informatique, désigne tout élément d’une méthodologie constituée suffisant cohérent et autonome pour être mis en œuvre seul ou articulé avec d’autres de manière isolée, ou intégré à une autre méthodologie. C’est le cas, par exemple, de la « méthode directe » (doc. 008) avec tous ses procédés d’explication directe d’un mot inconnu (mis en point dans la

méthodologie directe, et réutilisé dans toutes le méthodologies ultérieures) ; ou encore des différentes « logiques documentaires » (doc. 066). Sur cette notion d’objets méthodologiques, cf. l’article qui leur est consacré (2012f).

 

- 2018a. "La 'classe inversée' : une analyse critique d'un point de vue de didactique des langues-cultures". Ce diaporama commenté par écrit reprend et prolonge un certain nombre d'analyses déjà présentées dans mes différentes contributions sur le fil de Blog-Notes "À propos de la "classe inversée" dans l'enseignement secondaire des langues" initié le 31 janvier 2016 (lien 2017d). Il dégage deux constats principaux : (1) La classe inversée, comme toutes les innovations que l'on pense "révolutionnaires", fonctionne chez ses promoteurs et partisans comme un attracteur de tout ce qui est actuellement considéré comme moderne en pédagogie. Cette démarche unificatrice, qui veut créer une cohérence globale à partir d'une innovation unique, est forcément simplificatrice : elle est à l'opposé de la démarche qu'exige une didactique complexe affrontant la complexité des problématiques d'enseignement-apprentissage. (2) La classe inversée repose sur des principes pédagogiques, et lorsque les pédagogues s'emparent d'une innovation, ils tendent à en systématiser l'application les principes sans tenir compte des contraintes et limites imposées par les spécificités des différentes didactiques. Or du point de vue de la didactique des langues, la classe inversée est clairement une "innovation réactionnaire". (Mise en ligne 3 février 2018)

 

- 2 février 2018. "Le 'savoir-y-faire', 'savoir-être' de la perspective actionnelle". Je regroupe dans ce billet les quelques paragraphes que j'ai déjà rédigés sur l'idée que "le savoir-y-faire, c’est le savoir-faire en situation, c’est-à-dire l’équivalent pour la situation d’action de ce qu’est pour la situation de communication la composante socioculturelle de la compétence communicative" ; et sur l'idée que les didacticiens de langue-culture auraient tout intérêt à abandonner la notion fumeuse de "savoir-être" pour cette notion de "savoir-y-faire", où les multiples contenus hétérogènes du "savoir-être" sont strictement réduits à ce qui est observable, évaluable, et sur quoi apprenants et enseignants peuvent agir conjointement, c'est-à-dire les attitudes et les comportements. J'y ajoute des réflexions qui font appel à Edgar MORIN et à sa notion d'"écologie de l'action", au cadre d'évaluation et d'analyse des enquêtes PISA (où on ne trouve pas la notion de "savoir-être", mais celles d'"attitudes, intérêts, habitudes, comportement" (PISA enquête 2009, p. 22), à Paul CYR et à sa définition-description des "stratégies socio-affectives", et enfin à ce que Denis CRISTOL appelle le "savoir y mettre de sa personne". J'en profite pour renouveler l'appel à des recherches sur cette notion en DLC, que j'avais lancé dans mon ouvrage de 2016, Le travail d’élaboration conceptuelle dans la recherche en didactique des langues-cultures (2016g, p. 69).

 

- 1er février 2018. "Le 'faire ensemble' plus pertinent que le 'vivre ensemble' (Vincent GEISSER)". Pour ce sociologue, le vivre-ensemble "est une posture intellectuelle, politique et sociétale qui prône la tolérance, l'antiracisme et l'anti-discrimination. Mais la formule est devenue un fourre-tout. [...] Le discours du vivre-ensemble sert de plus en plus à masquer notre incapacité à agir ensemble. En France, nous sommes à la fois ceux qui dénoncent et ceux qui participent du problème. À titre personnel, la notion d'"en commun" me paraît plus pertinente, [c'est-à-dire] la défense de valeurs communes et le "faire-ensemble". On retrouve là une position semblable à celle du sinologue François Jullien dans un ouvrage de 2016 (voir mon billet de Blog-Notes du 20 décembre 2016). C'est une nouvelle confirmation - s'il en était encore besoin - du fait que l'émergence de la perspective co-actionnelle / co-culturelle à côté du couple approche communicative / approche interculturelle provient d'une prise de conscience d'enjeux qui vont bien au-delà de la seule didactique des langues, mais à laquelle elle apporte sa contribution. (Document dans Mon Blog-Notes)

 

JANVIER 2018

 

2017fNouvelle version. "Approche globale et compréhension globale des documents en didactique des langues-cultures : de la méthodologie traditionnelle à la perspective actionnelle".  Dans cette dernière version a été rajoutée à la "reconstitution" de texte de la méthodologie audio-orale la présentation de deux autres variantes attestées, la "restauration" de texte en méthodologie directe, et la "re-création" de texte proposée par le GFEN, Groupe Français d'Éducation Nouvelle. Ces trois variantes font maintenant l'objet de trois sous-chapitres (6.1, 6.2 et 6.3) à l'intérieur d'un chapitre 6 intitulé "La reconstitution de texte". Ces modifications m'ont amené à ajouter un certain nombre de remarques et références bibliographiques concernant entre autres les enquêtes PIRLS et PISA. (Document dans Mes travaux).

 

12 janvier 2018. "Pour en finir avec la dichotomie théorie-pratique". À propos d'un article de Jean-Marie BARBIER, sur le site The conversation, "Pour en finir avec la dichotomie théorie-pratique" (18/10/2017, dernière consultation 12/01/2018). Dans la recherche et la formation en didactique des langues-cultures comme dans les disciplines œuvrant dans le champ de la formation des adultes, la notion de "relation théorie-pratique" doit être abandonnée. Pour J.-M Barbier, en effet, cette opposition "ne produit pas d’effet de connaissance", cette dichotomie n'étant rien d'autre qu'"une construction discursive à laquelle sont associées des constructions mentales. Elle ne décrit pas, ni n'analyse des activités ; elle les qualifie." Je rappelle à cette occasion différents textes où j'ai pour ma part critiqué cette notion, et les raisons qui me semblent justifier cet abandon, en particulier la nécessité d'introduire la notion centrale de "modèle" entre la théorie et la pratique, et le fait que cette relation théorie-pratique est dans les représentations de beaucoup d'enseignants - précisément parce qu'il manque cet élément central - un véritable nœud gordien de concepts entremêlés. (Document dans Mon Blog-Notes)

 

- 10 janvier 2018. ""Pédagogie différenciée", "apprentissage autonome" et "différenciation didactique". Après avoir rappelé les différents textes (conférences, articles et billets de blog) déjà publiés sur ce site à propos de ce que l'on appelle en France la "pédagogie différenciée", ce billet complète la typologie classique de la différenciation (de l'enseignement, et de l'apprentissage) par la "différenciation didactique", qui est, comme l'indique le terme "didactique" dans son sens actuel, une différenciation conjointe de l'enseignement apprentissage. L'interprétation de la "colonne centrale" dans le T.P. pour enseignants et dans l'enquête pour chercheurs et formateurs sur la relation enseignement-apprentissage (Document 068 en Bibliothèque de travail) permet de définir ce positionnement non comme "central", ni "neutre", ni "équilibré", ni "idéal", mais comme "médiateur" dans le sens de prenant en compte les deux processus d'enseignant et d'apprentissage en les considérant à la fois comme opposés et complémentaires. La différenciation didactique, c'est une différenciation conjointe de l'enseignement et de l'apprentissage : c'est un enseignement suffisamment complexe pour que chaque apprenant puisse différencier son apprentissage, et en même temps des apprentissages suffisamment complexes pour que l'enseignant puisse différencier son enseignement. (Document dans Mon Blog-Notes)

 

- 068. "T.P. et enquête sur les conceptions de la relation enseignement-apprentissage en didactique des langues-cultures". On trouvera sur cette page quatre documents de travail, deux à destination des enseignants et deux à destination des chercheurs et/ou formateurs. Pour les enseignants, il s'agit d'un T.P.  accompagné de ses suggestions d'interprétation ; pour l'enquête il s'agit d'un formulaire d'enquête accompagné de ses suggestions de traitement. Tous ces documents sont destinés à travailler ou enquêter sur les conceptions que l'on peut avoir de la relation entre processus d'enseignement et processus d'apprentissage, à partir d'un modèle à trois positionnements : la centration sur l'enseignement, la centration sur l'apprentissage, et un positionnement intermédiaire qui peut être pensé comme central, d'équilibre, d'idéal, de compromis ou de moyenne statistique. Aussi bien le T.P. que l'enquête seront utilement complétés par la consultation du document 022 "Un méta-modèle : typologie des différentes relations logiques possibles entre deux bornes opposées". Mise en ligne le 9 janvier 2018. (Document dans Bibliothèque de travail)